C’est au bord d’un ruisseau, là où file le temps
Le flot de la vie, l’écoulement de ma vie.
29 hivers, 29 printemps, entre l’obscure et le clair
Tu sais mon ami, il paraît que l’on remonte rarement le cours de l’eau.
On avance, on oublie, on construit, puis la mémoire, ah la mémoire…
Tant de souvenirs, de visages, de sourires.
On se dit qu’on a la vie devant nous
Alors pourquoi ne pas regarder un instant en arrière ?
Je me souviens de ce gamin de 6 ans rêveur qui avait la soif du monde et qui construisait des châteaux en papier en classe…
« Je serai roi » me disais-je et puis « j’aurai une princesse »
Roi du monde, tout les deux, pour conquérir l’horizon, notre horizon.
Je me souviens de cette enfant né du béton pour fleurir campagne.
L’odeur des champs de blé sous la pluie, les rêves éveillés sous la voûte étoilée…
Tu sais mon ami la beauté n’est qu’une question d’angle ; regarde… regarde encore et tu la trouveras…